Savoir exiger paiement en douceur.

Vous avez affaire à un (plusieurs) mauvais payeur ? Comment réagir sans aller directement vers la procédure en justice ?

Voici quelques pistes « douces » …

Les impayés, les mauvais payeurs, les non-payeurs…En d’autres termes, ce et ceux qui causent les faillites : ils sont légions, ils sont dangereux.
En effet, rares sont les entreprises qui peuvent se permettre d’avoir un service désigné, qui suivent la bonne marche des factures et nombreuses sont celles qui renoncent à être payées, de crainte de devoir entrer dans des systèmes longs et coûteux de justice.

Que faire, en premier lieu ?
• Ne pas attendre. Ne pas éviter de relancer le client oublieux. Ne pas attendre que les divers délais (de courtoisie et/ou légaux) soient arrivés à échéance.
• Contrôler le plus rapidement possible que la facture est bien arrivée chez son destinataire, qu’elle est en cours de règlement et que, des deux côtés, rien ne s’oppose à la mise en ordre du paiement.
• Ne pas hésiter à envoyer un courrier (papier ou électronique) de rappel.
• Se renseigner quant aux divers fonctionnements utilisés par le client en question : qui ou quel service/ établissement est le gestionnaire qui valide les règlements attendus ?
• Oser téléphoner et poser la question de vive voix.
• Oser, en cas de nécessité absolue, fixer un nouveau délai, mais en exigeant une trace écrite de l’accord (dans un email, adressé avec accusé de réception, à votre débiteur).
• Ne pas vous concentrer sur les gros dûs en oubliant les petits montants : tous participent de la bonne marche et de l’existence de l’entreprise.
• Oser partager le travail de relance avec un ou plusieurs collègues, pour se renforcer.

Si ces mouvements s’avéraient insuffisants, ne lâchez pas la pression et expliquez directement -poliment mais fermement- les conséquences pour votre trésorerie et pour votre entreprise, d’un tel retard (chiffres à l’appui).
Si vous veniez à avoir affaire à des individus malhonnêtes, n’hésitez pas à opter pour la mise en demeure (lettre recommandée, avec accusé de réception). Cette lettre doit exiger paiement sous quarante-huit heures. Face à l’utilisation de ce moyen de réclamation, 10% des entreprises capitulent.

Si cela n’était encore pas suffisant, commencez à décompter les pénalités de retard.
Toutefois, si les précédents mouvements s’étaient avérés sans résultats, vous devez, dès lors, appliquer des pénalités et des sanctions, en précisant, sur la facture émise, que tout jour de retard est passible de sanctions. (Pour exemple, le taux de la Banque centrale européenne atteint les 11%).

En dernier recours, il est utile de faire appel à un cabinet de recouvrement, même si cela est couteux. Mais cela indiquera à votre client à quel point vous êtes pugnace et demeure un moyen impressionnant de pression.

Si cette dernière action ne portait pas à satisfaction, un huissier sera nommé.


L’Equipe de Rekrute.com