Le métier de « chasseur de tête » reste de nos jours très mal compris de par le terme en lui-même, qui porte à confusion. Dans les métiers de recrutement, on distingue deux méthodes de fonctionnement, le recrutement dit « classique » qui consiste, par le biais d’annonces, à attirer des candidats qui feront la démarche de postuler ; et le recrutement par approche directe ou « chasse » qui consiste quant à elle à contacter un candidat potentiel sans que celui-ci n’ait jamais formulé de demande.
« La chasse » est une technique de recrutement bien particulière car pour y parvenir, le consultant secondé de son chargé de recherche met en place une méthodologie bien précise d’approche qui lui permet de « dénicher » dans un premier lieu, puis de « chasser » le profil ad hoc.
Les qualités requises pour un chasseur de tête
Pour exceller dans son domaine, le chasseur de tête doit concevoir son métier comme une véritable investigation. A ce titre, il doit être intuitif, réactif et rusé. Il doit savoir convaincre, communiquer et faire preuve de ténacité. Sans oublier la discrétion et un grand sens de l’éthique.
Bien évidemment, une excellente connaissance des métiers et en l’occurrence des fonctions de direction au sein d’une entreprise est indispensable.
Enfin, il est préférable de bien maîtriser l’anglais, la recherche pouvant se faire un peu partout dans le monde.
Comment un chasseur de tête « chasse » ?
Tout comme bon journaliste qui ne dévoile jamais ses sources, tout bon « chasseur de tête » ne dévoilera jamais sa méthodologie de chasse. Cependant, tout en sauvegardant le secret professionnel, on peut distinguer plusieurs étapes :
- L’identification des cibles potentielles. Le consultant recherche les entreprises dans lesquelles peut se trouver le profil recherché. Cette recherche peut obéir à une logique de secteur d’activité, une logique géographique…
- Le consultant valide cette première liste avec son client. En effet, par déontologie, certains clients ne souhaitent pas que la chasse ait lieu au sein d’entreprises filiales ou concurrentes.
- Mise en place du scénario de chasse qui permet au consultant d’entrer en contact avec l’entreprise en toute discrétion et sans se dévoiler. Via ce premier contact, le consultant doit récupérer les coordonnées des cibles potentielles, l’organigramme de la Société…
- Le consultant appelle sa cible et doit le convaincre de lui envoyer un cv.
Un métier comme un autre, avec ses propres difficultés…
La plus grande difficulté dans ce métier reste la phase d’investigation, celle qui permettra d’approcher le candidat ciblé. En effet, le consultant ne devant utiliser ni bases de données internes ou externes pour sélectionner des candidats, seuls son imagination, ses investigations et sa méthodologie lui permettront de mettre en place un scénario de chasse pour identifier et appeler la personne ciblée.
Généralement, les chasseurs de tête sont appelés à la rescousse quand il s’agit de profils rares, pointus, spécialisés, et de haut niveau. Le chassé potentiel est un dirigeant, un cadre supérieur ou confirmé qui possède déjà une dizaine d’années d’expérience et dont le parcours professionnel montre des compétences et des connaissances pointues et significatives. C’est la raison pour laquelle il est catégorisé comme « tête »…
Mis en ligne le 7 Mai 2010
L’Equipe ReKrute.com |