Etude sectorielle Industrie oléicole

L’industrie oléicole mondiale se concentre essentiellement dans le bassin méditerranéen et confère aux pays de cette région le monopole des exportations d’huile d’olive et d’olive de table. La consommation de ces produits à l’échelle internationale connaît, par ailleurs, un engouement grandissant et la demande des consommateurs s’oriente davantage vers des produits labellisés, d’origine biologique.

En couvrant 50% de l’ensemble de la surface arboricole du Maroc, l’olivier représente la première essence fruitière et place ainsi l’oléiculture en tête des filières stratégiques que les pouvoirs publics entendent promouvoir.

Toutefois, il est à constater, un net retard de développement du secteur, notamment en raison de la montée en puissance des concurrents espagnol, italien et tunisien. Si les efforts déployés par les pouvoirs publics ont assuré une certaine croissance de la superficie cultivée et de la production oléicole, ils n’ont pas pu, pour autant, garantir l’approvisionnement adéquat des industriels.

En effet, les opérateurs du secteur souffrent de la difficulté d’accès à une matière première régulière, de qualité et à un prix compétitif. Le circuit informel (moulins traditionnels, vente direct hors circuit formel…) est souvent montré du doigt.

En outre, la faible consommation domestique, les insuffisances constatées dans le conditionnement, la valorisation des produits (dominance du vrac) et la qualité médiocre des huiles d’olive constituent des freins majeurs au développement et à l’amélioration de la filière.

Pourtant, des débouchés potentiels quasi-illimités s’offrent au secteur avec l’expansion de nouveaux marchés (Chine, USA, Canada, Brésil et Japon), ce qui implique le renforcement des moyens de développement.

Face à cette situation, le Plan Maroc Vert introduit des incitations pour stimuler le secteur. Les industriels entreprennent des actions d’innovation et de modernisation de leurs unités de trituration1, à même d’améliorer la qualité d’huile d’olive produite et la productivité des installations.

Sur le plan financier, le secteur a enregistré une progression de ses indicateurs de productivité, +49,1%, et de rentabilité, +68,4%, entre 2006 et 2008.

Dès lors, les opérateurs souhaitant stimuler leurs ventes sur le marché national et se positionner à l’international, s’attachent à améliorer leur compétitivité, essentiellement en termes de gestion et d’optimisation des approvisionnements, de qualité sensorielle, de promotion et de différenciation des produits et des emballages.

Pour accéder à la version électronique de l’étude, inscrivez vous, gratuitement, sur le site de l’ODE, ode.ma

Mis en ligne le 29 novembre 2010

ode.ma