Enquête : Les Marocains sont-ils heureux au travail ?

 

 

  • Seuls 18 % des actifs marocains sont heureux au travail
  • 96 % des Marocains jugent qu’avoir des informations sur la culture d’entreprise de leur futur emploi est très utile.
  • 65 % sont prêts à quitter l’entreprise qu’ils viennent juste de rejoindre s’ils se trouvent en désharmonie avec ses valeurs.
  • Un salaire plus élevé, des postes plus intéressants et le respect de l’équilibre vie professionnelle - vie privée, les trois facteurs clés du bonheur au travail au Maroc.

 

Après la pandémie, nous avons assisté à l’accentuation du phénomène des “micro-carrières”, des démissions dues à un manque d’épanouissement et d’inspiration, des recrutements qui se soldent par un échec au bout de quelques mois seulement. Le bonheur au travail est-il devenu un mythe?? Qu’est-ce qui rend les Marocains heureux au travail?? Y a-t-il une corrélation entre la culture d’entreprise et le bonheur au travail ?

 

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Le bonheur au travail, une rareté au Maroc

Tous les experts s’accordent à dire que le bonheur au travail bénéficie aussi bien à l’entreprise qu’à ses salariés. Comment se définit le bonheur au travail ?

 

Le bonheur au travail consiste à prospérer dans sa vie professionnelle et à se sentir bien avec son emploi, ses collaborateurs et son lieu de travail. Notion subjective et parfois incomprise par les managers, DRH et cadres supérieurs des entreprises, le bonheur au travail est cependant un indicateur de performance devenu central au fil des années.

 

Mesurer le bonheur des salariés au travail constitue un enjeu fort, notamment parce que le bien-être professionnel influence la productivité de l’entreprise.

 

D’après notre enquête, seuls 18 % des actifs marocains sont heureux au travail. Et il y a une différence significative entre les genres sur ce sujet : 33% des femmes se déclarent heureuses au travail, contre 12% des hommes, soit près de 3 fois plus.

 

Sondés par rapport au plaisir, cette notion n’est présente que chez 44 % des répondants. 56 % ne l’éprouvent pas en allant travailler et donc ne sont pas impliqués dans leurs missions.

 

À la quête du bonheur, les micro-carrières l’emportent sur la stabilité

La mesure du bonheur au travail est une nécessité, vu que les enjeux concernent aussi bien l’entreprise que ses salariés : performance et fidélité. Parmi les indicateurs sur lesquels les entreprises se basent, nous pouvons citer le turnover.

 

Les 3 facteurs clés du bonheur au travail au Maroc

Les actifs marocains optent de plus en plus pour une “micro-carrière”, à la quête du bonheur au travail. Selon notre enquête, un salaire plus élevé est le premier facteur qui pousse le salarié marocain à changer d'emploi (31%), suivi de la recherche d'un poste plus intéressant, impliquant de meilleures perspectives d’évolution (24 %) et d'un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée (16 %). Ceci est principalement dû au télétravail qui a fait baisser le niveau d'engagement chez les salariés et a dénaturé la relation de travail. Ainsi, il faudrait que les employeurs se focalisent sur l'adéquation entre la culture de l'entreprise et les valeurs des actifs en vue de "protéger" et même accroître l'engagement. 

 

Le bonheur au travail est tributaire de l’harmonie avec les valeurs de l’entreprise

Le bonheur au travail est un challenge que les entreprises ne peuvent relever sans travailler sur l’adéquation entre la culture d’entreprise et les valeurs des salariés. “Le recrutement est comme le mariage, pour qu’il tienne sur la durée, il faut que les valeurs soient communes. La rétention des talents ne peut être concrétisée qu’en s’appuyant sur des outils prédictifs qui mesurent l’adéquation entre la culture de l’entreprise et les valeurs du candidat”, affirme Alexandra Montant, DGA de ReKrute.

 

L’adéquation culturelle est un ingrédient utile au bonheur au travail qui se traduit par la fidélité :

57 % des salariés marocains ont envie de démissionner, alors que 41 % sont flexibles et prêts à rester à condition que leurs entreprises répondent mieux à leurs attentes, surtout en termes de valeurs.

 

Veiller sur le bonheur au travail en s’appuyant sur l’adéquation culturelle commence par donner de la visibilité sur sa culture d’entreprise aux candidats avant même de les recruter. Le fait de se renseigner sur les entreprises représente une part importante de la recherche d’emploi aujourd'hui : 96 % des répondants jugent qu’avoir des informations sur la culture d’entreprise de leur futur emploi est utile dans leur prise de décision.

 

 L’idéal serait de recruter un candidat qui adhère à la culture d’entreprise dès le début du processus de recrutement et qui y sera “naturellement heureux”. 65 % des répondants sont prêts à quitter l’entreprise qu’ils viennent juste de rejoindre s’ils se trouvent en désharmonie avec ses valeurs.

 

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